Qu’est-ce que la street photography ?

 

 La « street photography » (ou photo de rue, en français) est une photo prise « sur le vif » dans un lieu public. C’est une image « candide », spontanée (elle exclut donc toute mise en scène préméditée) . Elle implique une présence humaine que celle-ci soit directe ou suggérée.

 Pour aller un peu plus loin…

Lorsqu’on ne s’est pas vraiment penché sur la question, la réponse parait évidente : la street photography (ou photographie de rue en français) est une photographie prise dans… la rue. Voilà. Merci. Au revoir ! 😉 Oui mais… Car il y a un « oui mais », vous vous en doutez, c’est évidemment c’est un peu plus compliqué que ça.

Une photo d’un inconnu prise dans une gare, un musée, à la plage, dans un centre commercial, bref dans un lieu public est également considérée comme une photographie de rue.

Dans son livre « La photo de rue par l’exemple » (éditions KnowWare, 2019), Philippe Blayo précise que, même si la définition de la photo de rue est fluctuante, elle répond aux critères suivants :

  • Des images candides
  • Réalisées dans un lieu public
  • Dans lesquels sont impliquées des individus, ou pas ( impliquant une présence humaine directe ou suggérée)
  • Témoignant d’une activité réelle ou supposée
  • Ne portant pas de message à dimension sociales ou politique (à la différence d’une photo documentaire ou engagée).

 Bon, je viens juste de finir ce livre (que je vous recommande) mais au-delà de celui-ci tous les spécialistes du genre semblent s’accorder sur un point, c’est l’aspect « candide » des photos.

 Pour faire simple, on peut donc dire que la photo de rue est une photo prise « sur le vif » dans un lieu public. C’est une image « candide ». Elle implique également une présence humaine que celle-ci soit directe (un ou des individus sur la photo) ou suggérée.

Existe-t-il une différence entre « street photography » et « photo de rue » ?

La question peut paraitre étonnante mais pourtant certains perçoivent une différence. La « photo de rue » (courant français donc) serait historiquement humaniste, politique et sociale. Le courant anglo-saxon (street photography) se positionnerait sur une vision plus artistique, plus ouverte (paysages urbains, mise en valeur du banal).

Je considère pour ma par que ce débat est stérile. Dans cet article, j’utilise indistinctement le terme « street photography » et « photo de rue » (que je considère donc comme synonymes).

Les différents types de street photography

 

Pourquoi vouloir lister les divers types de photos de rue ? Quel est l’intérêt de la démarche ?

Je me suis aperçu (à mon modeste niveau) que le fait de réaliser cet exercice m’obligeait à me questionner sur ma pratique (quels types de photos je réalise le plus, quels sont les types de photos vers lesquels je ne m’aventure pas et pourquoi…). Du coup, cette réflexion m’a conduit à faire évoluer ma pratique, à ouvrir le champ des possibles, m’a donné des idées, bref a permis de développer ma créativité (même si, dans ce domaine, je pense avoir encore beaucoup de travail 😉

Il n’existe pas de « classification officielle ». Chacun à sa propre vision. Mais, une fois de plus, l’idée n’est pas ici d’aboutir à une typologie définitive et indiscutable mais plutôt d’amener à se poser des questions sur sa pratique.

Je vous propose ici une classification basée sur une vidéo réalisée par Omar Gonzalez, un photographe new-yorkais qui réalise également des vidéos très sympas (je vous les conseille si vous parlez un peu anglais) : voici sa chaine YouTube

En plus des catégories évoquées dans le tableau ci-dessus, on peut bien entendu (comme pour tous les types de photos, portrait, paysages, corporate…) distinguer :

  • Street photographie en couleur vs noir et blanc
  • Street photo numérique vs argentique

On pourrait également distinguer les types de photos de rue en fonction du matériel utilisé, de l’appareil (smartphone, compact, hybride, reflex…) ou encore de l’objectif utilisé (grand angle, 35 mm, 50 mm, focale fixe vs zoom… )

Une fois de plus il ne s’agit nullement de tenter d’élaborer une cartographie complète, exhaustive et indiscutable des divers types de street photography mais uniquement de lister (de façon forcément incomplète, discutable, partiale) diverses pratiques envisageables.

On peut notamment souligner, dans ce tableau, la présence de la « photo d’architecture » qui n’est, généralement,  pas considérée comme de la street photography en raison de l’absence de sujet (présence humaine) sur les photos.

 

 Quelques astuces pour la street photography

 

Que ce soit dans les livres de photos de rue, sur YouTube, sur des blogs, de très nombreux photographes de rue livrent des trucs et astuces. Leurs conseils sont parfois contradictoires. J’ai regroupé ici une série de « trucs et astuces » en m’inspirant librement de vidéos de deux photographes : Pierre Lambert (photographe et Youtubeur, je vous conseille sa chaine) et Alan Schaller (photographe de rue très connu, travaillant exclusivement en noir et blanc).

 

5 astuces pour la photo de rue « en général » (couleur ou noir et blanc)

1 – Recadrez vos images.

Ce conseil est parfois contesté par certains photographes pros qui considèrent que recadrer « c’est mal ». Pourtant le fait de recadrer vos photos va vous permettre de supprimer de l’image des éléments perturbateurs qui n’apportent rien à l’histoire que vous souhaitez raconter. Il ne s’agit pas de recadrer à outrance. Mais, en photo de rue, il faut souvent aller vite, c’est difficile d’avoir le cadrage absolument parfait dès la prise de vie (ça arrive bien sûr, mais c’est rare). Un léger recadrage peut vous permettre d’apporter beaucoup de puissance à votre image. Rien de mal à ça. Les maitres de la photo argentique faisaient régulièrement recadrer leur photo lors du développement.

 

2 – Sortez prendre des photos de rue quel que soit le temps qu’il fait !

Bien sûr c’est super de sortir faire des photos quand il fait beau et chaud. Mais, au bout d’un moment ça peut finir par devenir ennuyeux. On finit par faire tout le temps les même images (fort contraste, ombres très marquées…). Si on va prendre des photos de rue alors qu’il pleut, qu’il neige, qu’il fait froid, qu’il y a du brouillard, qu’il y a moins de gens dans les rues, on obtient alors des photos totalement différentes. Vous allez ainsi diversifier vos images. Cela peut également vous remotiver parce que vous redécouvrez des endroits que vous avez déjà prix en photos de très nombreuses fois.

 

3 -Passez plus de temps à regarder le monde qui vous entoure qu’à prendre des photos.

Observez la rue, les gens, la lumière. Avant de prendre vos photos vous devez être en mesure d’avoir construit votre propre vision du monde qui vous entoure. Et pour cela, vous avez besoin de passer du temps à observer, ressentir, comprendre votre environnement. Donc entrainez-vous à voir, à observer avec de déclencher.

 

 4 – Utilisez des focales fixes plutôt que des zooms.

Si vous utilisez une focale fixe vous devez vous concentrez sur votre composition (pas de question à se poser sur le fait de devoir zoomer ou pas…). Vous serez contraint de vous déplacer ce que peut, en plus, générer plus d’interaction avec votre sujet, votre histoire. D’autre part, pour la focale fixe va vous permettre d’avoir une ouverture plus grande (pour un prix comparable à celui d’un zoom) et donc de shooter dans des conditions de lumières plus sombre (et/ou d’avoir un meilleur « bockeh » si vous le souhaitez). Enfin, les objectifs fixes sont généralement de plus petites tailles, ce qui vous permet d’être plus discret (qu’avez un zoom géant).

 

 5 – Oubliez vos réglages.

Vous devez vous concentrer sur ce vous souhaitez prendre en photo et pas nécessairement sur comment vous aller prendre la photo. Vous n’avez pas la temps d’optez pour le réglage parfait. Donc faites le choix au début de votre séance de shooting, en, fonction des circonstances (jour vs nuit, lumière vs obscurité) de travailler par exemple en « priorité vitesse » ou en « priorité ouverture » (mais oubliez le mode « manuel » complet).

Vous pouvez notamment travaillez en « priorité ouverture » ce qui vous permet de de contrôler votre profondeur de champs, en paramétrant votre appareil avec une vitesse d’obturation minimale (la quasi-totalité des boitiers permettent ce réglages) pour éviter les photos floues.

 

 

 7 astuces plus spécifiquement destinées à la photographie de rue en noir et blanc.

 

1 – Prenez vos photos directement en noir et blanc

« Pensez noir et blanc » lorsque vous prenez vos photos. Evitez de prendre des photos en couleur pour ensuite les passer en noir et blanc sur votre logiciel de développement.

 

2 – Concentrez-vous sur ce qui rend le noir et blanc intéressant.

La couleur n’affecte pas les photos noir et blanc contrairement aux éléments tels que la texture, la tonalité, le contraste et la lumière (qui doit varier dans la cadre si c’est possible).

 

3 – Adaptez-vous à la lumière.

Soyez réaliste avec le type de lumière dont vous disposez. Tout le monde veut avoir des contrastes forts mais, certains jours, c’est impossible (ciel couvert, pluie…). Vous devez donc rechercher autre chose. Il est inutile (et frustrant) de vouloir adapter votre environnement à votre photo, donc adaptez vos photos à votre environnement. Les jours où il pleut, il a d’autres choses à rechercher que les forts contrastes : les réflexions, l’ambiance de la ville…

 

4 – Faites un bon usage de votre environnement : géométrie, contexte, reflets.

Soyez créatif et intégrez ces éléments dans votre image. Ne vous concentrez pas uniquement sur l’élément humain. Si vous pouvez obtenir le trio magique : bon sujet, bon environnement et bonne lumière dans une seule et même image, c’est gagné !

 

5 – Captez une large de gamme de contrastes et de tonalités.

Ansel Adams pensait que, dans une photo noir et blanc, vous devez avoir toutes les tonalités présentes, du blanc au noir et, entre les deux, toutes les tonalités de gris. Donc, même si vous aimez les photos très contrastées, pensez à avoir, dans votre image, toutes les tonalités de gris.

 

6 – Changez de perspective.

Ce n’est pas spécifique à la photo de rue en noir et blanc, mais il faut tenter des shooter depuis des angles intéressants, originaux. Les personnes qui regardent vos photos doivent pouvoir découvrir le monde sous un angle différents (photos prises au ras du sol, photos prises en hauteur…).

 

7 – Éditez vos photos judicieusement.

Lorsque vous prenez votre photo vous devez déjà avoir en tête le rendu final de votre image. Si votre image n’est pas bonne au départ, dans la très grande majorité des cas, vous ne pourrez pas en faire une bonne image après traitement. L’éditing, c’est juste la couche de vernis final…

 

Quel matériel pour la street photo ?

 

Je ne vais pas enter ici dans le détail des divers appareils envisageables (ce sera l’objet d’un article spécifique dans quelques temps). L’idée est uniquement de vous fournir quelques grands axes de réflexion.

On peut faire de la photo avec un smartphone à 200 € comme avec un reflex à 5000 €  (voire plus).

 

Le boitier

L’idée est ici d’avoir un boitier facile à manier et pas trop encombrant (même si, une fois de plus tout est possible). Toutes les marques proposent aujourd’hui des appareils au format relativement compact (que ce soit avec un capteur plein format, APSC … si on souhaite avoir une vraie différence de qualité par rapport à un capteur d’un smartphone).

J’ai personnellement commencé avec un Fujifilm X-T100 qui offre un rapport qualité prix ultra intéressant (même si l’appareil a bien évidemment des défauts – évidemment vu le prix – comme auto-focus un petit peu imprécis à mon goût) avant de passer sur un Fujifilm X-T3 (grande polyvalence et excellent rapport qualité / prix dans la gamme des appareil photo numérique à moins de 1500 €).

 

L’objectif

La plupart des « photographes de rue » connus travaille avec une focale fixe (28 , 35 ou 50 mm… je parle ici de focales « plein format »‘). La focale fixe permet une meilleure qualité d’image que les zooms, une plus grande ouverture (qu’un zoom coutant le même prix) , elle évite d’avoir à se poser des questions pendant le shooting (est-ce que je dois zoomer ou pas…), elle « oblige » à se rapprocher du sujet.

Bon, ça c’est la théorie. Dans la pratique, quand on débute (et qu’on n’a pas encore développé un style super précis, qu’on veut pouvoir tester diverses approches), je trouve personnellement qu’un « petit » zoom (du type 18-50 mm) est vraiment super pratique. Il permet de faire varier les cadrages facilement, il évite d’avoir à trop se rapprocher de son sujet (au début, sauf si on vraiment téméraire, c’est plus facile) et reste relativement discret.

Mon approche 

 

Je découvre ce type de photos depuis seulement quelques mois. Je me suis mis à la photographie de rue début 2020.

A ce stade, je suis surtout attiré par les photos très graphiques, les jeux de lumière et les forts contrastes. Il s’agit d’une recherche esthétique pure quasiment exclusivement en noir et blanc.

Il y a une présence humaine mais elle se limite la plupart du temps à un seul personnage qui, s’il est l’élément qui « attire l’œil » dans l’image est relativement petit. Sur la plupart des photos que j’ai faites jusqu’à présent, le personnage occupe 5 à 20 % de la photo, rarement plus.

Je ne crois pas qu’il s’agisse ici d’un choix tellement rationnel et délibéré, disons que, pour l’instant du moins, je sens les choses de cette façon.

Je pense que je réalise ce type de photographie pour deux raisons principales (une fois de plus ce n’est pas un choix totalement rationnel, j’essaie ici d’expliquer les choses à postériori).

Je suis d’une nature timide, je déteste déranger des inconnus. Je serai tout simplement incapable, par exemple, d’avoir une approche à la Bruce Gilden (photographe de rue new yorkais qui prend des inconnus sur le vif, en très gros plan, de très très près et avec un flash en plus). Ses photos sont évidemment incroyables, j’adore vraiment. Mais l’approche est beaucoup trop « agressive pour moi ».

Et puis, nous sommes en France… il y a des contraintes législatives à prendre en compte. Tout le monde a le droit de prendre des photos d’inconnus dans la rue (si, si… droit à l’image ou pas… vous avez le droit de photographier qui vous voulez dans un lieu public). En revanche, l’exploitation de la photo (qu’il s’agisse d’une exploitation commerciale ou pas… ça concerne aussi le fait de diffuser une image sur un réseau social sans en tirer le moindre bénéfice financier) peut s’avérer problématique. En effet, si la personne que vous prenez en photo est identifiable, vous pouvez, pour le coup, être confronté à son « droit à l’image » (je reviendrai ultérieurement sur ces contraintes législatives de façon plus précise).

Livres sur la street photography / photo de rue

La photo de rue par l’exemple, Philippe Blayo (Les Guides Compétences Photo, édition KnowWare, 2019)

Dans ce livre, Philippe Blayo aborde la plupart des aspects de la photo de rue : définition, droit à l’image, aspects techniques, composition et approche artistique, les situations à s’interdire. Le livre est illustré avec ses propres photographies (je ne suis pas fan de toutes les images qu’il présente mais ce n’est pas un livre de photo… l’auteur présente aussi des photos que lui même considère comme non abouties). Un excellent ouvrage si vous débutez en street photography et que vous souhaitez obtenir des informations concrètes au niveau technique ou artistique pour améliorer vos compétences.

Street photography, Le savoir-faire du photographe de rue, David Gibson (Dunod, 2014)

David Gibson est un street photographer anglais. Dans son ouvrage, il n’aborde pas du tout (ou vraiment à la marge) les aspects techniques. Il s’intéresse plutôt à l’histoire de la street photography et aux divers approches artistiques de cette discipline. Son livre est organisé selon des thématiques : « Flux », « Silence », « Abstraction », « Immobilité, « Sujets ». Au sein de ces chapitres il présente et décrypte le travail de photographes de rue connus (Eliott Erwitt, Bruce Gilden, Nils Jorgensen, Shin Noguchi…. pour n’en citer que quelques-uns).

A mon avis, ce livre ne s’adresse pas forcément aux photographes débutants mais plutôt à ceux qui, avec une certaine expérience, souhaitent prendre du recul par rapport à leur travail. L’analyse de David Gibson sur le travail des photographes de rue est vraiment interessante. C’est à la fois une source d’inspiration, une opportunité de prendre du recul sur votre propre pratique, un bon entrainement à l’analyse des images, pour mieux appréhender votre travail et progresser dans votre approche.

Atlas mondial de la photographie de rue, Jackie Higgins (Pyramid, 2015)

Ce livre présente des photos de rues classées par ville (New-York, Paris, Londres, Johannesburg, Pékin, Tokyo…). L’auteure, Jackie Higgins, présente et analyse, pour chacune de ces grandes métropoles des images de photographes contemporain. Elle ne traite pas du tout de technique mais présente les photographes et leur démarche. Magnifique livre de photographie de rue.

Street Photography : les comptes Instagram à suive

Il y a des milliers de comptes Instagram spécialisés en photographie de rue. Impossible d’établir une liste exhaustive. On peut distinguer les comptes des artistes et les comptes qui reprennent / compilent des photographies existantes (les suivre vous permet donc d’avoir, chaque jour, des photos de rue provenant de plein de photographes différents). Je vous propose ici une très rapide sélection (non définitive !) de quelques comptes que je « follow » (principalement des photographes de rue connus et quelques comptes de « featuring »).

Alan Schaller

 Je suis un fan absolu du travail d’Alan Schaller. C’est un photographe de rue très connu, co-fondateur de Street Photography International (il a également lancé récemment, en 2020, un podcast dédié à la photographie).

Ses photos sont juste sublimes, dans un style que j’adore : des clichés noirs et blancs avec, généralement,  de forts contrastes, des cadrages et des angles de prise de vue absolument géniaux. Il vit à Londres, on retrouve donc beaucoup de photos prises dans cette ville sur son compte Instagram. Mais il réalise des photographies de rues dans de nombreux pays. Si je ne devais suivre qu’un seul compte Instagram, ce serait celui là.

 Compte Instagram : @alan_schaller

Bruce Gilden

Une légende dans le domaine de la photographie de rue. Un  style unique. Des photos en gros plan hallucinantes (qu’il serait impossible de réaliser en France en raison du droit à l’image).

Compte Instagram: @bruce_gilden

Joel Meyerowitz

Célèbre photographe de rue américain (il vit et travaille à New-York), Joel Meyerowitz réalise principalement des photos en couleurs. Il est notamment connu pour ses photos du 11 septembre.

Compte Instagram: @joel_meyerowitz

Street Photography International

Un des plus gros compte Insta (1,4 millions d’abonnés) exclusivement dédié à la street photography.

Compte Instagram: @streetphotographyinternational

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